Un cadre régional de La Poste en croisade contre le breton
On croyait cette sombre époque révolue, mais non ! Il existe encore des dirigeants des services et entreprises publiques, en Bretagne, qui poursuivent l'effort colonial de la IIIème République, et font tout ce qu'ils peuvent, à leur échelle, pour effacer les spécificités de notre région.
Dernière sortie en date de ces ayatollahs, celle du directeur de La Poste pour le Finistère et le Morbihan, un certain Yves Amiard, qui demande sans rire aux communes d'utiliser une toponymie exclusivement française, et d'abandonner les noms et les graphies bretonnes ! Rien de moins !
Au delà du fait que le bon sens de ce brave homme confine vraisemblablement à la bêtise, on cherche désespérément l'explication d'une prise de position aussi réactionnaire. Et lui de nous expliquer que l'apostrophe de la lettre C'H passe mal dans les lecteurs optiques. Il est vrai que l'apostrophe est une spécificité de notre langue, qui n'existe pas du tout en français, et que les sages de l'académie française nous envient. La demande est d'autant plus absurde que cette lettre (C'H est bien une lettre à part entière, en breton, comme le LL pour les espagnols, par exemple) est très répandue dans la toponymie (Ploumanac'h, Penmarc'h, Kerloc'h...) et dans les noms de personnes (Le Loc'h, Le Floc'h, Créac'h...). Ces lieux et ces personnes doivent ils être débaptisés ?
En réalité, il serait bon de rappeler une vérité essentiel à ce monsieur, qui peut lui servir si, à tout hasard, il lui arrive d'utiliser un ordinateur. Dans l'histoire des sciences et techniques, c'est à la machine de s'adapter à l'Homme, pas l'inverse ! Si les lecteurs optiques de La Poste n'arrivent pas à lire une lettre de la toponymie française, c'est qu'elle est mal conçue et doit être adaptée ! Mais je doute que ça soit là le vrai problème, puisque on n'a jamais entendu de demandes aussi désolantes de la part du directeur de La Poste des Côtes d'Armor.
Il n'y a donc aucune raison de changer quoi que ce soit à nos habitudes, et de renier notre langue et notre culture. Changer la toponymie ou privilégier des noms français plutôt que bretonnant dans le choix des noms de lieux serait du vandalisme culturel pur et simple. Nous ne nous y plierons pas. Et l'on ne saurait trop suggérer aux supérieurs de ce Monsieur Amiard d'envisager la mutation de celui-ci dans un endroit plus conforme à sa fibre jacobine unificatrice.
Bon voyage, M. Amiard, vous ne nous manquerez pas !
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Sale con ! Nous nous avons eu un certain Bonnet en Corse, l'incendiare de paillotes qui faisait la même chose....voila ou mène la connerie. Comment di-on "sale con" en breton ?
Euh, je dirais "kreuzenn brein !", mais sans aucune garantie...